Étape 1 · Usage
Ce qui sera réellement fait du terrain.
Quatre activités, et un seul propriétaire des biens loués : la société elle-même.
C’est ici que l’intitulé du contrat importe le moins et que le régime importe le plus. Dès qu’un terrain est loué pour un usage agricole, le bail à ferme s’applique d’office : neuf ans au minimum, un fermage plafonné par les coefficients de la commission provinciale, un congé qui n’est possible que pour les motifs prévus et dans des délais longs, et un droit de préemption au preneur si le terrain se vend. Le régime est écrit dans le bail avant signature, parce qu’un preneur informé est un preneur qui ne découvre rien en justice.
Ce qui sera réellement fait du terrain.
Celui que cet usage impose, dit par écrit.
Durée, fermage et congé conformes au décret.
Échéances et indexation annoncées d’avance.
Le bien tel qu’il est, PEB communiqué.
Écrit, puis enregistré par le bailleur.
Plafonnée, sur un compte au nom du preneur.
Dressé à deux, à l’entrée et à la sortie.
Quatre obligations du bailleur se vérifient en une minute et sont pourtant les plus souvent manquées : le bail est écrit, son enregistrement est gratuit et c’est au bailleur de le faire, la garantie locative est plafonnée et placée sur un compte bloqué au nom du preneur — jamais sur celui du bailleur — et le certificat PEB s’annonce dès la publicité. Un preneur qui vérifie ces quatre points apprend beaucoup sur le bailleur qu’il s’apprête à choisir.
Tout n’est pas bail commercial : la loi du 30 avril 1951 s’applique lorsque le bien est loué pour un commerce de détail en contact direct avec le public, et elle emporte alors une durée minimale de neuf ans, un droit au renouvellement et, le cas échéant, une indemnité d’éviction. Hors de ce champ, le bail relève du droit commun et les parties sont beaucoup plus libres. La différence vaut des années de bail, donc elle est tranchée avant de rédiger, pas après.
L’activité exacte qui s’exercera là.
Bail commercial ou droit commun.
Durée, charges et travaux répartis.
État des lieux et compteurs relevés.
Ce qui est détenu l’est pour la société.
Aucun patrimoine de tiers n’est géré.
Aucun fonds n’est sollicité du public.
Comptes annuels déposés chaque année.
La société détient des participations pour elle-même. Elle ne gère pas le patrimoine d’autrui, ne rend aucun service d’investissement et ne sollicite aucun fonds auprès du public. Cette ligne est ici pour une raison précise : le mot « holding » attire des sollicitations mal fondées, et il vaut mieux y répondre une fois sur une page que dix fois par téléphone.
Dites l’usage prévu : c’est lui qui détermine le régime, et donc ce que le bail peut contenir.